13 décembre 2024
Le Saint-Suaire de Turin, ou linceul de Turin, est la relique ayant probablement été la plus étudiée et discutée sur la planète. Ce linge imprégné par ce qui pourrait bien être la silhouette du corps de Jésus a fait l’objet d’analyses très poussées avec l’utilisation de toutes sortes d’appareils technologiques. Si cela n’avait été qu’un habile canular, ou une œuvre complexe créée dans le but d’être vendue au plus offrant ou de donner un engouement pour la religion catholique, je ne crois pas que nous serions là à en discuter encore aujourd’hui. C’est en effet par la richesse des fins détails trouvés sur une longue période de temps, ainsi que par les multiples échanges d’idées entre les divers spécialistes que la crédibilité de ce linge a pu traverser les années. Et ce, tout en gardant une aura de mystère, car comme vous le verrez, quelques observations bien étranges restent encore à ce jour sans réponse!
J’ai toujours eu beaucoup d’admiration et de fascination pour Jésus. Quand j’étais jeune, j’ai reçu de mon parrain et ma marraine un pendentif du Christ sur une croix que j’ai porté fièrement durant plusieurs années. Je le gardais même à mon cou durant mes matchs de soccer, où j’étais gardien de but, pour augmenter mes chances d’arrêter le ballon. Durant un tournoi où le match avait fini à égalité, des tirs au but avaient eu lieu afin de déterminer une équipe gagnante. J’avais donc dû affronter seul, tour à tour, les meilleurs joueurs de l’autre équipe dans une série de duels où je portais ma croix et je faisais même mon signe de croix avant chaque nouveau tir. J’avais alors réussi à arrêter plus de tirs que l’autre gardien de but et nous avions gagné!
Comme j’ai la chance de pouvoir sentir la présence de Jésus assez régulièrement, et je lui en suis tellement reconnaissant, j’ai décidé de lui rendre honneur et d’écrire cet article juste un peu avant Noël. N’oublions surtout pas que c’est pour célébrer son passage sur terre que nous fêtons Noël!
Détail sur le linge lui-même
Tout d’abord, il s’agit d’un drap de lin jauni par le temps de 3 pieds et demi de large par 14 pieds de long sur lequel nous pouvons distinguer certains détails d’un homme peu contrasté et même assez difficile à voir. Il porte une longue barbe, a les cheveux longs, est assez bien musclé et présente des traces de blessures compatibles avec une crucifixion. L’analyse du sang laissé dans le linge a révélé qu’il est de type AB. La taille de l’homme est évaluée entre 5 pi 10 po et 6 pi. Ce qui est grand pour l’époque, mais pas en dehors des tailles retrouvées sur des squelettes d’hommes dans la même région et datés de la même période. Il est à noter que sur cette pièce de tissu, nous pouvons voir non seulement le devant, mais aussi l’arrière du corps. L’illustration suivante montre comment le corps aurait été enveloppé.

Après avoir disparu durant environ 400 ans, autour de l’année 525, le linge refait surface lors de la reconstruction de la ville d’Édesse après une inondation. Il est trouvé dans un mur et se fait ensuite authentifier comme étant la vraie représentation du Christ. À partir de ce moment, toutes les œuvres de Jésus le présentant comme un homme rasé aux cheveux courts cessent. Le nouveau standard artistique devient alors un Jésus barbu, aux cheveux longs, au nez généralement allongé et avec de grands yeux reculés sous ses arcades sourcilières. Et c’est cette même représentation qui s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui!
L’historique du parcours par lequel le Saint-Suaire a été préservé jusqu’à aujourd’hui est assez bien connu et contient même une guérison miraculeuse grâce au linge! Par contre, cela fera l’objet de mon prochain article. Le linceul est présentement gardé dans des conditions spéciales de préservation dans la chapelle de Guarini de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin, en Italie.
Mention du linge dans les évangiles
Il est intéressant de noter en premier lieu qu’un linge pour couvrir le corps de Jésus est bel et bien mentionné dans les évangiles. La pièce de tissu, décrite comme étant très dispendieuse de par sa haute qualité, a été fournie par un homme riche nommé Joseph d’Arimathie (ou d’Arimathée selon les traductions). C’est lui-même qui demanda la permission à Ponce Pilate, préfet de la province de Judée, de s’occuper du corps de Jésus afin de l’amener dans un tombeau honorable n’ayant jamais servi et payé par lui. C’est d’ailleurs ce même Joseph qui plaça le corps de Jésus dans le linceul en question.
Il est surprenant d’apprendre que l’étude du Saint-Suaire a démontré que son tissage est bien d’un type plus complexe que ce qui était couramment utilisé et que des recherches ont montré que la technologie pour faire ce type de tissage existait à l’époque de Jésus. En fait, le lin est déjà une fibre plus dispendieuse et en ajoutant ce tissage spécial, cela en faisait assurément un tissu dispendieux et très rare. Quand nous pensons au fait que les personnes qui étaient crucifiées étaient généralement des bandits qui étaient ensuite habituellement jetés dans une fosse commune, il n’y a presque qu’aucune chance qu’un linge aussi dispendieux et rare ait été utilisé sur une autre personne crucifiée que Jésus.
Toujours selon les évangiles, et plus spécifiquement celui de Jean, il est mentionné que Marie de Magdala se rendit au tombeau le dimanche matin suivant la mort de Jésus qui avait eu lieu le vendredi d’avant. Il faisait encore très sombre lorsqu’elle arriva sur les lieux. Elle vit alors que la pierre pour fermer l’entrée avait été enlevée et que le corps n’y était plus. Elle alla immédiatement prévenir les apôtres Pierre et Jean qui partirent aussitôt à la course pour voir de leurs yeux ce qui était arrivé. Jean arriva en premier et put voir que le tombeau de Jésus était ouvert et que les linges funéraires reposaient à plat au sol, mais il n’osa pas entrer. Pierre qui arriva par la suite vit la même chose et entra. Il aperçut aussi le linge pour le visage bien rangé à sa place.
Par la suite, Marie de Magdala qui était revenue aussi au tombeau vit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ensuite, Jésus vint lui parler, mais elle crut tout d’abord que c’était le jardinier du lieu. Puis elle réalisa avec stupéfaction que c’était Jésus. Il lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Après ce qui est souvent interprété comme étant sa résurrection, Jésus est resté sur terre pendant quarante jours au cours desquels il est apparu plusieurs fois à ses disciples, mais le nombre de fois est indéterminé, car comme il est dit dans l’évangile de Jean : « Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. » Cependant, les évangiles nous rapportent tout de même avec quelques détails dix de ces rencontres où Jésus est apparu dans son corps glorieux, avant son ascension.
Pour revenir aux linges funéraires laissés sur place, il faut comprendre que si quelqu’un avait voulu voler le corps de Jésus, il aurait été bien plus facile de le déplacer dans son linceul en plus de minimiser les contacts non souhaités avec le corps blessé. Dans ce récit, le linceul devint alors la première pièce à conviction d’une possible résurrection de Jésus ou d’une transformation complète du corps en une autre énergie!
Le Saint-Suaire passe près d’être complètement détruit par le feu
Le tissu présente des marques de brûlures dues à l’incendie de la chapelle du château des ducs de Savoie à Chambéry en 1532 ainsi que des marques venant de l’eau utilisée pour éteindre le feu. Comme le linceul était plié en 48 épaisseurs, cela explique la symétrie des marques. Il fut réparé avec des pièces de tissu de lin de formes triangulaires qui apparaissent en blanc sur les photos positives et en noir sur les photos négatives. À noter qu’avant cet incendie, le linceul avait déjà des petites perforations dues à des brûlures.


Le Saint-Suaire révèle soudainement un visage d’une clarté encore jamais observée
En 1898 l’italien Secondo Pia, un avocat et photographe amateur, fut autorisé à prendre des photos du linceul dans la cathédrale de Turin. Il utilisa une de ces immenses caméras de l’époque ressemblant à une grosse boîte et un système d’éclairage constitué de deux fortes lampes à incandescence. Ce fut l’une des premières fois que des ampoules électriques furent utilisées en photographie. Comme il n’y avait pas d’électricité dans la cathédrale, il a dû se procurer une génératrice portative.
La technique de développement faisait en sorte que la première partie du procédé donnait une image en négatif. C’est-à-dire que les couleurs claires apparaissaient en foncées et les couleurs foncées devenaient claires. Et c’est au moment du développement de sa première grande plaque photographique en négatif qu’il eut le choc de voir apparaître un visage avec une clarté tellement frappante qu’il en échappa presque la plaque! L’image négative révélait alors de nombreux nouveaux détails du visage et du corps qui avant ne pouvait pas être perçu à l’œil nu. Ces photos furent le premier pas vers une analyse scientifique très technique qui allait se poursuivre avec plusieurs autres procédés sophistiqués.

Les négatifs de Secondo Pia étaient tellement percutants que durant les années qui suivirent, il y a eu des débats à propos de l’origine supranaturelle de ses images ou de ses capacités à bien développer des photos. Ses travaux se trouvèrent confirmés en 1931, lorsque le photographe professionnel Giuseppe Enrie fit également des photos du Saint-Suaire et que celles-ci donnèrent des résultats similaires.
Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’il est très étrange que l’image laissée sur le linceul soit en fait un négatif qui devient positif lors du développement du négatif. Aucun artiste n’aurait pu imaginer créer un faux Saint-Suaire en négatif, car cette notion d’image négative n’existait tout simplement pas au moment où ce linge a refait surface pour la dernière fois.
Les scientifiques arrivent
En 1978, une équipe de trente-trois scientifiques américains vinrent avec dix tonnes d’équipements pour analyser le Saint-Suaire à Turin durant cinq jours consécutifs, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, en s’alternant. Une de leurs conclusions fut que l’image de l’homme sur le tissu ne pouvait pas être le travail d’un artiste. Aucune trace d’un procédé artistique n’a pu être décelée. En fait, plus le linceul est analysé et plus il semble représenter un vrai cas de crucifixion avec toutes les blessures associées. Et le fait que les traces sur le linge forment une image en négatif reste encore un mystère à ce jour. Certains ont posé l’hypothèse que l’énergie libérée lors de sa résurrection ou de sa transformation énergétique aurait pu créer cet effet. Les doigts étrangement allongés pourraient aussi être inclus dans cette même hypothèse.
Autre détail étrange, bien que le linceul ait des traces de sang à plusieurs endroits vis-à-vis la forme du corps, ce n’est pas ce sang qui forme l’image, car le sang est invisible à l’œil nu. En fait, aucune substance n’a été détectée qui pourrait former cette image, qui se retrouve du côté où il y avait contact avec le corps. Donc, aucun fluide coloré n’a formé l’empreinte! Et les fils tissés pour former cette toile ne présentent cette coloration que sur environ 1% de profondeur. En fait, il n’y a pas plus qu’une à deux fibrilles (petits filaments), sur une quantité d’environ deux cents pour constituer un seul fil, qui présentent cet effet coloré faisant penser à une légère brûlure, mais ce n’en est pas une. Il semblerait plutôt que cela soit une oxydation et une déshydratation locale qui soit responsable de cette teinte. Comme s’il y avait eu un vieillissement accéléré très circonscrit.
Et l’intérieur des fibrilles, la moelle, n’est pas coloré. La couleur est d’un jaune un peu plus foncé que le reste du tissu, tirant un peu sur le brun, qui ressemble à du doré. Et cette extrêmement faible profondeur de coloration est la même partout, pour le devant comme pour l’arrière du corps!
Et en plus, toutes ces fibrilles oxydées sont de la même couleur, mais il y a des variations de leur densité qui donnent un effet de teinte variable. Donc, plus il y a de fibrilles colorées près les unes des autres, plus cette portion de l’image paraît foncée. Cela crée alors une sorte de dégradé qui donne une information de distance par rapport au corps. En effet, sur les zones plus près du corps, comme le bout du nez par exemple, l’image est plus foncée et palie en s’en éloignant. Et comme si ce n’était pas encore assez, l’image a été projetée sur le linge parfaitement perpendiculairement à celui-ci, car lorsque nous faisons le test de déposer un linge sur un visage peinturé, l’image obtenue une fois le linge à plat donne un visage beaucoup plus large que l’original. Ce qui n’est pas le cas avec le Saint-Suaire qui donne un visage et un corps bien proportionnés. Quel faussaire aurait bien pu réussir à recréer tout cela à l’échelle microscopique, je vous le demande?
Aussi, les traces de brûlures d’incendie sur le linge sont fluorescentes sous une lumière ultraviolette alors que la forme du corps et du visage ne l’est pas. L’image de l’homme vient donc d’une étrange et très fine détérioration du lin. Et autre fait intriguant, aucune image n’apparaît là où il y a du sang. C’est donc seulement entre les zones contenant du sang que l’image s’est formée. Ce qui laisse croire que les zones avec du sang ont empêché la formation de l’image. Cela signifie alors que l’image serait apparue après que le tissu se soit imprégné de sang!
Ce qui pourrait faire penser qu’une réaction énergétique due à la résurrection ou autres, aurait pu créer l’image un certain temps après la mort de Jésus tel que je l’ai déjà mentionné et que j’explorerai dans mon prochain article. De même que j’expliquerai quels autres détails extraordinaires découverts sur le Saint-Suaire laissent penser que ça ne pourrait pas être personne d’autre que Jésus lui-même!
Le mystérieux Saint-Suaire de Turin – Partie 2 – Terre Cosmique
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Alexandre Terre Cosmique
Mes sources :
Une grande partie de mes informations viennent de Russ Breault, le fondateur du site internet éducatif SHROUD ENCOUNTER : https://shroudencounter.com/
Russ est un conférencier international et un chercheur ayant présenté ses travaux au public quelques centaines de fois au cours des 30 dernières années. Il a paru à la télévision dans plusieurs documentaires aux États-Unis et a animé et produit 12 épisodes intitulés The Shroud Report, une émission d’entrevue d’une demi-heure avec les plus grands experts mondiaux. Il est reconnu comme un expert de premier plan. Il est aussi l’auteur du livre Shroud Encounter: Explore the World’s Greatest Unsolved Mystery.
Une autre partie vient des recherches faites par David Windsor Rolfe, qui est devenu un des plus grands experts britaniques concernant ce bout de tissu maintenant connu mondialement. Il a d’ailleurs reçu un Academy Award pour son film The Silent Witness (Le témoin silencieux) – Une enquête sur le Suaire de Turin. Voici son site internet pour ceux qui voudraient approfondir le sujet : https://whocanhebe.com/
J’ai aussi consulté plusieurs autres sites et écouté des balados pour confirmer certains faits et pour approfondir certains détails.











