26 avril 2024
En tant qu’enquêteur indépendant depuis une trentaine d’années dans le domaine ufologique (ovnis et extraterrestres), j’ai aussi suivi d’autres cas de rencontres que les miens. De ceux-ci, plusieurs ont retenu mon attention lorsque les enquêtes étaient faites d’une façon extrêmement poussée et que la sincérité des témoins ne laissait place à aucun doute possible. Je vous présente ici un des meilleurs cas.
La présence d’écritures ou de symboles sur un engin de type extraterrestre est quelque chose de très rare en ufologie et dans l’histoire que je m’apprête à vous raconter, il y a justement un symbole. Et le vrai symbole est resté caché durant des décennies avant de refaire surface récemment!
Je vous présente donc le récit de l’agent de police Lonnie Zamora à Socorro au Nouveau-Mexique en 1964.
Il s’agit ici d’une rencontre du troisième type, selon la classification de Josef Allen Hynek. Le stade RR3 (Rencontre Rapprochée du 3e Type) correspond au fait de voir un OVNI et ses occupants ou bien uniquement les occupants de l’OVNI.
Josef était un astronome et professeur américain ayant été carrément utilisé par l’armée de l’air américaine pour enquêter sur certains cas judicieusement sélectionnés par elle, durant le tristement célèbre projet américain Blue Book. Ceci afin de donner une certaine crédibilité publique au projet tout en contrôlant Josef tant que possible pour le faire démystifier publiquement les témoignages et donner des explications logiques qui excluaient la présence extraterrestre et/ou la présence de technologies exotiques. Le projet Blue Book a démarré le 12 avril 1952 et s’est terminé à la fin de l’année 1969.

Chose surprenante, sur les 12,618 cas étudiés par Blue Book, le cas de Socorro est un des seuls trois cas où le rapport mentionne spécifiquement que le témoin ne présente aucun problème mental!
24 avril 1964 vers 17h45
Le cas de la région de Socorro, au Nouveau-Mexique, est principalement basé sur l’observation de l’agent de police Lonnie Zamora qui a 31 ans au moment de cette rencontre qui allait bouleverser sa vie.

Le ciel est clair et ensoleillé avec juste quelques nuages éparpillés. Lonnie Zamora est dans sa voiture de police et poursuit une voiture roulant à grande vitesse en direction sud à l’extérieur de la ville de Socorro, sur une autoroute isolée dans le désert.
Soudain, il est surpris par un rugissement puissant! Une sorte de roooaaarrr qui baisse en fréquence et qui durera environ 10 secondes. En cherchant la cause du son, au sud-ouest de l’autoroute, au loin dans une zone désertique, il voit une longue flamme étroite qui descend lentement derrière une colline. Il ne voit pas très bien, car le soleil est situé assez près de la flamme. Craignant que la cabane pour entreposer de la dynamite, dont il connaissait l’existence, n’ait explosé, Lonnie laisse alors partir la voiture qu’il poursuivait et tourne immédiatement à droite pour emprunter un chemin de gravier cahoteux passant près de la cabane.
Le chemin passe sur le dessus d’une longue colline derrière laquelle s’abaisse cette flamme sans fumée. Il s’agit en fait d’une sorte d’entonnoir de flammes teintées de bleu et d’orange légèrement plus large dans le bas. Il ne distingue rien de spécial en haut de la flamme. Ses deux fenêtres sont baissées et le bruit arrête à peu près au même moment que la flamme disparaît derrière la colline. Lonnie tente ensuite de gravir la pente avec sa voiture, mais les pneus patinent trop et la voiture peine à monter. Après trois tentatives, il atteint finalement le sommet.
Il s’arrête deux secondes et sort sa tête par le cadre de fenêtre. Plus bas, à environ 245 mètres, un objet brillant, de la taille d’une berline, scintille sous le soleil de fin d’après-midi. Il pense qu’il pourrait s’agir d’une voiture renversée dans un petit cours d’eau asséché qu’on appelle aussi un arroyo. À côté se tient ce qui ressemble à deux personnes habillées d’une combinaison blanche. Il ne peut pas voir si elles ont un chapeau ou quoi que ce soit d’autre sur la tête. Il remarque qu’elles sont vraiment de petite taille, comme s’il pouvait s’agir de grands enfants ou de petits adultes. Et soudainement, ils se tournent vers lui et semblent surpris par son arrivée. Il repart à vive allure le long de la crête pour s’approcher de cet accident pour porter assistance.

Il réalise alors que ça ne semble pas être une voiture, car cela ressemble à un gros œuf à l’horizontale de couleur aluminium. Avec l’environnement autour, par réflexion, cela lui donne une couleur plutôt blanche. Lonnie perd la scène de vue un court moment à cause d’une surélévation de la colline qui lui bloque la vue en roulant et quand il finit par regagner une position permettant de voir l’engin, les deux petits êtres ne sont plus visibles.
Rendu à environ 30 m de l’objet, il ne peut plus s’approcher davantage avec sa voiture, car le chemin continue dans une direction qui s’éloigne. Il s’arrête et communique alors par radio au shérif pour lui expliquer qu’il s’en va vérifier une épave en bas de la colline dans l’arroyo. Il continue à pied en courant, toujours dans l’idée de pouvoir peut-être aider des personnes dans cette étrange auto, sans se poser plus de questions sur la forme de l’objet. En se rapprochant, il remarque que l’œuf repose sur ce qui pourrait être des pattes et qu’il y a un symbole rouge sur le côté. La longueur de cet objet ovale est entre 3.5 et 4.5 m.
Soudain, il entend deux ou trois bruits ressemblant à une porte qui se ferme et le même rugissement qui avait initialement attiré son attention se fait entendre à nouveau. Un roooaaarrr très puissant. Il est surpris par l’intensité et le type de son. Un son pas exactement comme une explosion, mais pas non plus régulier comme avec un moteur à réaction par exemple. Une flamme apparaît sous l’engin qui commence à s’élever. Paniqué par la forte flamme et la puissance sonore qui devient extrême, et craignant que l’objet ne soit sur le point d’exploser, il court en direction de sa voiture pour aller se mettre à l’abri. Durant sa course, il se retourne plusieurs fois et remarque encore le symbole rouge sur le côté, d’environ 30 cm de large sur 45 cm de haut. L’objet est très lisse et n’a ni portes ni fenêtres visibles. Il peut aussi voir que c’est bel et bien des pieds en métal, inclinés vers l’extérieur, qui le soutenaient sur le sol.
Durant cette course, il se cogne sur sa voiture et tombe au sol. Il se relève et court encore pour aller se protéger plus loin, de l’autre côté de la colline, de façon à garder sa voiture alignée entre lui et le vaisseau. Le son qui avait commencé par une basse fréquence augmente lentement en un son plus aigu durant l’ascension du vaisseau qu’il voit arriver au-dessus de sa voiture. L’œuf métallique continue de monter pour s’élever entre 6 et 7.5 m dans les airs et la flamme sans fumée est d’un bleu clair en haut et finit en orange dans le bas.

Lonnie arrête de courir à environ 15 m de sa voiture, juste au bord de la colline, il s’abaisse près du sol en se couvrant le visage avec ses bras pour se protéger. Soudain, le rugissement s’arrête. Dans le silence, inquiet, il lève la tête et regarde l’objet s’éloigner de lui, vers le sud-ouest, semblant aller en ligne droite.
L’engin passe à environ 1 m du toit de la cabane à dynamite qui fait 2.5 m de haut, puis continue vers le sud-ouest à très basse altitude, jusqu’à ce qu’il dépasse les montagnes du désert et disparaisse. Lonnie n’en revient pas de ce qu’il vient de vivre! Quelle étrangeté et quelle intensité!
Juste quelques instants plus tard, le sergent Chavez de la Police d’État du Nouveau-Mexique arrive en voiture. Chavez jette un œil à Lonnie qui est pâle et en sueur. « On dirait que tu as vu le diable… », lui dit-il. « Peut-être bien que je l’ai vu! », lui rétorqua Lonnie, lui racontant alors ce qui venait tout juste de se produire. Le sergent Chavez est sceptique et regarde discrètement dans la voiture de Lonnie à la recherche d’outils qui auraient pu être utilisés pour produire des traces d’atterrissage ou un combustible pour faire brûler des arbustes. Mais il ne trouve rien permettant d’incriminer Lonnie.
Les agents Zamora et Chavez commencent à marcher le long de l’arroyo où l’objet avait décollé et trouvent des traces de brûlures ici et là dans la zone de décollage. De la fumée semble émaner encore d’un buisson brûlé, mais il n’y avait ni flamme ni braise. Le sergent Chavez remarque que le buisson le plus brûlé est au centre de 4 empreintes triangulaires. Il casse alors une branche du buisson, mais c’est froid au toucher.
Les enquêtes
Arrivent alors une foule de policiers pour enquêter sur les lieux, un agent du FBI qui était sur place et les militaires qui établissent un périmètre autour du site. Durant les recherches, du sable vitrifié par la chaleur est remarqué au centre des quatre traces d’atterrissage. Dans une des quatre dépressions triangulaires d’atterrissage, une pierre semble contenir une trace de métaux qui aurait pu venir d’un des pieds de l’engin en frottant fortement sur cette roche. D’autres traces pouvant être dues à une échelle et des traces ressemblant à des pas sont aussi remarquées. Le groupe Blue Book arrive le lendemain, mais le professeur Josef Allen Hynek n’arrive que quatre jours plus tard et recommence alors les interrogatoires des agents Zamora et Chavez. Il se promène très loin autour du lieu d’atterrissage à la recherche d’autres indices, mais sans rien trouver. Un balayage avec un compteur Geiger est effectué pour déceler des traces de radiation, mais sans rien détecter.

Jacques Vallée, célèbre ufologue et écrivain, vint aussi faire son enquête tout comme des organismes de recherche ufologiques tels que APRO et NICAP. Plusieurs enquêteurs indépendants vinrent enquêter sur l’incident de Socorro au fil du temps, mais probablement personne ne fit un travail aussi approfondi que Ray Stanford, qui publia le seul livre consacré à ce cas, Socorro Saucer in a Pentagon Pantry (Blueapple Books, Austin, Texas, 1976).
Le contrôle de l’armée pour banaliser l’histoire
Des échantillons de sol et de buissons sont envoyés pour analyse au Air Force Materials Laboratory et au Centre de Vol Spatial Goddard. Officiellement, les analyses n’ont détecté aucune trace de métaux et n’ont rien détecté au niveau chimique pouvant permettre de déterminer un type de carburant.
Plus tard, un physicien de l’atmosphère de l’Université d’Arizona, amena des échantillons à une chimiste radiologue du Public Health Service de Las Vegas pour les faire analyser de façon indépendante. Mais il semble que des personnes de l’Air Force vinrent récupérer toutes les notes et les matériaux de cette chimiste, en lui demandant de ne plus en parler.
L’officier de police Ted Jordan avait pris des photos montrant des traces de pas, des traces de train d’atterrissage et de buissons brûlés et avait prêté ses rouleaux de film à l’armée. Celle-ci ne lui a jamais rendu ses rouleaux en prétextant qu’ils avaient été détruits par radiation.
Dès le début, Arthur Byrne du FBI demande à Lonnie de ne parler à personne de la présence des deux humanoïdes. L’armée n’a par la suite jamais mentionné la présence d’êtres dans ses déclarations et n’a jamais non plus mentionné les traces de pas. Les journaux n’en font aucune mention non plus! À noter qu’Arthur Byrne demanda que son nom ne soit pas mentionné en tant que participant à l’enquête de Socorro.
Plusieurs autres témoins
Nous apprendrons des années plus tard que le sergent Chavez, le deuxième policier à être arrivé sur les lieux, avait finalement eu la chance de voir l’engin juste avant qu’il ne disparaisse derrière les montagnes.
Un autre témoin vit le même engin au sol la journée d’avant, près de l’écurie de son père.
Plusieurs autres témoins ont vu et/ou seulement entendu le bruit du vaisseau.
L’armée ne montra aucun intérêt pour ces cas et ne les mentionna jamais.
Cacher le vrai logo rouge
Lonnie se fait aussi demander par le capitaine Richard T. Holder, le premier militaire à être arrivé sur les lieux et à avoir fait protéger la zone, de ne parler du logo à personne d’autre que le cercle restreint des enquêteurs officiels. L’armée n’a jamais révéler la description exacte du logo vu sur l’engin que Lonnie avait très bien mémorisé et même dessiné. Dans certains rapports, le dessin est même volontairement modifié pour être complètement différent du logo original. Assez récemment, James Fox apprit que les logos qui circulaient étaient des faux et pu enfin mettre la main sur la vraie forme du logo rouge vu par Lonnie. Il s’agit en fait d’un dessin du professeur Hynek qui montre un V inversé avec un signe = dans le bas et une ligne horizontale au-dessus. Selon le professeur Hynek, l’intention de maintenir secret le logo devait permettre de pouvoir départager les vrais témoignages des faux. Mais comme nous l’avons vu, l’armée ne montra jamais officiellement d’intérêt pour les autres cas.
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A : Le vrai symbole dessiné par Josef Allen Hynek
B : Ce qui était accepté comme le logo « officiel » par ceux croyant avoir mis la main sur la bonne description
C : Le faux logo qui fut donné à la presse dès le début

En conclusion
Hector Quintanilla, le dernier officier en chef du projet Blue Book et son équipe étaient convaincus que l’agent Zamora disait la vérité et, malgré une enquête extrêmement approfondie, ils n’ont pas pu localiser l’objet ni ses origines. Dans un article paru dans Studies in Intelligence intitulé « L’enquête sur les ovnis », Quintanilla affirme que l’observation de Zamora est supposément, « le cas le mieux documenté jamais enregistré » et qu’à ce jour il reste non résolu.
Pour Josef Allen Hynek, c’est le cas à partir duquel il a enfin commencé à croire en la réalité du phénomène! C’est même après cette enquête qu’il est devenu critique de l’armée et de son approche biaisée.
Six ans plus tard, l’armée fermait le projet Blue Book selon la présomption que rien de valable ne pourrait venir de l’étude des ovnis…
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Alexandre Terre Cosmique
(Pour mieux comprendre la suite des événements, voici une carte trouvée sur le site internet de la CIA:)












