5 janvier 2024
Tout comme les pyramides, le Sphinx a définitivement une aura de mystère qui le rend vraiment intrigant. Depuis mon enfance, j’éprouve une fascination pour cette sculpture d’animal à tête d’humain. Et comme vous le verrez, le Sphinx est encore plus intrigant qu’il n’y paraît à première vue!
Un peu de mise en contexte
Tout d’abord, rappelons que le Sphinx se retrouve sur le même site que la grande pyramide de Gizeh (appelée aussi pyramide de Khéops) au bord du désert du Sahara. Cette région surélevée est nommée plateau de Gizeh et nous y retrouvons également les pyramides de Khephren (aussi appelée 2e pyramide) et Mykérinos (aussi appelée 3e pyramide). C’est tout un site!
La taille impressionnante du Sphinx et son regard faisant face au soleil levant lui donnent indéniablement une allure de gardien du lieu. Un lieu devenu aride depuis au moins 5 000 ans.

Ses dimensions
Saviez-vous que le Sphinx est la sculpture monumentale monolithique la plus grande du monde? Il fait 73,5 m de long sur 14 m de large sur 20,22 m de haut. Et il a une masse évaluée à environ 20 000 tonnes.
Il est intéressant de savoir que son corps a été creusé directement dans le substrat rocheux en calcaire où il est situé. Un dégagement a été fait tout autour de lui et les murs qui l’entourent sont en fait les parois obtenues en creusant qui remontent à la hauteur du sol environnant. L’ensemble de ces murs est nommé l’enceinte. Ce calcaire local est constitué de couches tendres et de couches plus dures, d’où les marques d’érosion différentielles qui révèlent la stratification des couches dans lesquelles le Sphinx a été taillé.

Autre particularité, sa tête a été taillée à partir du même piton de calcaire dur et gris que celui sur lequel les trois pyramides ont été construites plus loin.
Les pattes tendues ont été ajoutées en maçonnerie et des blocs de calcaire ont été apposés pour affiner le modelé du corps ou lors de différentes phases de restauration, notamment celle de Thoutmôsis IV (phase I), de la XXVIe dynastie (phase II de -664 à -525) et des Romains (phase III de -30 au 11e siècle) qui posent une couche de protection de pierre sur les pattes et les deux côtés du Sphinx. Il semble que le Sphinx ait pu connaître des époques où il était coloré!
L’âge réel du Sphinx
La grande majorité des informations que je vous partage ici me viennent du maintenant très populaire Robert M. Schoch, Ph.D., qui a écrit plusieurs livres dont Origins of the Sphinx: Celestial Guardian of Pre-Pharaonic Civilization (avril 2017).
Il a été initié aux recherches sur la datation du Sphinx en 1990 par John Anthony West et les deux n’ont jamais arrêté de s’y intéresser depuis. Robert et John sont souvent nommés et applaudis par le très connu Graham Hancock, qui a été vu dans plusieurs grandes conférences et documentaires (dont une série de documentaires sur Netflix, Ancient Apocalypse).
Pour ce qui est du Sphinx, tout commence alors réellement en 1990 pour Robert Schoch, lorsqu’il se rend sur les lieux. La première chose qui lui saute aux yeux est alors l’importance de l’usure reliée à l’altération par le temps et l’érosion sur le Sphinx et l’enceinte qui est d’un type très différent de ce qu’il peut voir ailleurs sur le plateau de Gizeh.
Il commence alors à étudier le type particulier d’érosion du Sphinx et des murs de l’enceinte, ainsi que les fissures profondes qui ne se produiraient qu’avec des conditions d’humidité importantes, de ruissellement et de pluies beaucoup plus abondantes et fortes que celles connues dans cette région aride depuis 5 000 ans. Il lui semble alors que l’intensité de ces pluies devrait dater d’une période antérieure aux pyramides qui sont sur le plateau de Gizeh car elles n’ont visiblement pas subi le même type d’usure dans le temps.


Avec des travaux sismiques, Robert M. Schoch, Thomas L. Dobecki et John Anthony West observent ensuite les particularités du sol en profondeur et peuvent ainsi analyser l’effet des précipitations à travers le temps. Toutes ces études accumulées montrent clairement que le Sphinx devrait dater de milliers d’années avant la date traditionnelle évaluée à 2 500 ans av. J.-C.
Présentation des résultats
C’est en 1991 que John Anthony West et Robert M. Schoch en arrivent à la conclusion selon laquelle le Sphinx daterait de 5 000 à 7 000 ans av. J.-C. Ils présentent leurs résultats à la Geological Society of America et ils obtiennent l’appui de la grande majorité des géologues. Certains disent même que les deux chercheurs sont conservateurs en ne repoussant pas encore assez loin la date de conception de celui-ci!
Par contre, une fois ces mêmes conclusions présentées aux égyptologues, plusieurs ne sont pas en accord, dont Zahi Hawass, archéologue égyptien (ancien secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités égyptiennes et autres postes d’importance). Ce dernier reste accroché à la datation traditionnelle qui pour lui est de 2 500 ans av. J.-C. Et encore aujourd’hui, il refuse de considérer cette idée d’un Sphinx plus âgé. Cependant, comme nous le verrons plus loin (Partie 2), il est difficile de connaître la vraie opinion de cet homme nébuleux.
Il faut savoir qu’en 1991, il n’y avait aucune preuve que des civilisations avaient existé plus que 3 000 ou 4 000 ans av. J.-C. Par contre, depuis ce temps, d’autres civilisations comme celle de Göbekli Tepe en Turquie qui date d’environ 10 000 ans av. J.-C. sont apparues. À force de faire des analyses, de discuter avec d’autres chercheurs et de considérer d’autres civilisations en dehors de l’Égypte comme faisant partie d’un tout, Robert croit maintenant que le Sphinx remonterait à la fin de l’ère glaciaire, soit environ 10 000 ans av. J.-C.
Pour ma part, je suis très ouvert et intéressé aux découvertes scientifiques faites par Robert Schoch et les autres qui l’ont suivi.
La tête du Sphinx
Toujours avec Robert Schoch, nous apprenons que la tête du Sphinx qui est tellement connue et si facilement reconnaissable ne serait pas la tête originale! En effet, lorsque nous regardons le Sphinx de côté, il devient évident que la tête n’est vraiment pas proportionnelle au corps car elle est beaucoup trop petite. En fait, il se pourrait que la tête originale était parfaitement proportionnelle et qu’elle représentait la tête d’une lionne. Je vous présente ici seulement deux éléments allant dans ce sens. À noter cependant que selon les écrits, il semble clair que la tête humaine était bien présente au début des premières dynasties mais il est aussi possible de trouver des écrits et des représentations antérieurs se référant à une sculpture de lionne. Et c’est là qu’il faudrait considérer que le Sphinx était déjà présent depuis longtemps avant leur arrivée.
Voici une sculpture intéressante qui montre la tête du Sphinx qui aurait très bien pu être taillée à partir d’une tête originale de lionne.

Les pattes de lion
Le Sphinx a des grosses pattes avant qui font beaucoup plus penser à de grosses pattes de lion plutôt qu’à n’importe quel autre animal.

Le Sphinx a une queue
Ceci est beaucoup moins connue du large public mais le Sphinx a une queue. Et une queue qui pourrait bien être celle d’un lion!

Une chambre secrète
Et les travaux sismiques faits en 1990 par Robert et son équipe révèlent en plus ce qui semble être une chambre secrète sous la patte avant gauche du Sphinx!

Peu de temps par la suite, Robert reçois un appel du fils du célèbre Edgard Cayce, un des médiums les plus célèbres et précis jamais connu, décédé en 1945. Le fils lui annonce alors que son père avait depuis longtemps vu, au cours d’une transe, que les réfugiés de la cité perdue de l’Atlantide enfouissaient leurs secrets dans une salle des archives sous le Sphinx et que cette salle serait découverte avant la fin du XXe siècle.
Par ailleurs, il est intéressant de comparer les dates présentées ici avec celle trouvées dans les écrits de Platon, ancien philosophe grec décédé 428/427 ans av. J.-C. Ce dernier expliquait que l’Atlantide se serait effondrée 9 600 ans av J.-C. En arrondissant, c’est donc très près des 10 000 ans av. J.-C. que propose Robert Schoch.
Depuis la découverte de cette possible cavité, Robert et d’autres chercheurs voudraient bien forer sous le Sphinx ou faire d’autres recherches pour valider cette possibilité, mais le contrôle extrême entourant tout le site empêche ces derniers depuis des décennies d’explorer plus à fond. En fait, il est devenu difficile pour les chercheurs étrangers de pousser leurs recherches à cause du protectionnisme local qui s’est installé là-bas.
Par contre, plusieurs recherches ont été faites par la suite et ont mené à des découvertes importantes. C’est ce que vous découvrirez dans ma deuxième partie!
Les origines du Sphinx – Partie 2
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Alexandre Terre Cosmique











